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Patrimoine
Sainte-Gemme doit son nom et probablement son existence à un monastère de Bénédictines, fondé, dit-on, par le comte de Dreux Robert II en 1189 et dépendant de l’abbaye se Saint-Avit près de Châteaudun. En 1203, ce seigneur, qui semble avoir possédé la terre de Sainte-Gemme, y fit construire, près du couvent, un moulin à blé qui tournait encore à la fin du XVIème siècle époque où son propriétaire, Charles de Balzac d’Entragues, le fit transformer en moulin à foulon.
Florissante pendant deux siècles, l’abbaye de Sainte-Gemme fut ruinée lors de la guerre de Cent-Ans. En 1441, elle n’avait plus que dix livres de petits tournois de revenu et l’on n’y célébrait plus la messe que trois fois l’an. Les religieuses avaient été dispersées et seule l’abbesse y résidait encore, vivant en mendiante et souvent même obligée d’aller chercher ailleurs sa vie.
En conséquence, une bulle du pape Eugène IV décida l’union de cette maison à l’abbaye de Coulombs, près de Nogent-le-Roi, mais ce n’est qu’une vingtaine d’années plus tard que les moines purent s’installer à Sainte-Gemme. Le monastère fut, dès lors, un simple prieuré qui subsista jusqu’à la Révolution. En 1738, son revenu se montait à 1000 livres. Une cloche, Charlotte-Thérèse, avait été bénite en 1680.
La vieille église Saint-Symphorien ne présente, malgré son antiquité, qu’un mince intérêt archéologique. Fut-elle jadis entourée d’habitations et comment expliquer son actuel isolement ?
Peut-être les guerres, au cours des temps, ruinèrent-elles les chaumières qui se groupaient autour d’elle ; peut-être aussi de trop fréquentes inondations firent-elles abandonner son voisinage...

Elle demeure néanmoins, vénérable témoin du passé, et sa flèche aiguë, se dressant sur le fond des vertes frondaisons, ajoute un élément de pittoresque au charmant tableau que nous offre la vallée de l’Eure.